Chez Lenôtre, l’Épiphanie est voyage. Pour 2026, la maison signe une galette baptisée Escale en Orient, une création qui s’éloigne des codes strictement amandés pour glisser vers des notes plus solaires, portées par la fleur d’oranger et une douceur de fruits. Sous un feuilletage croustillant, paré de délicats grains de blé dorés, la galette signature assume une identité très pâtissière, précise, construite en strates.

À la découpe, la surprise vient d’abord de la texture. Lenôtre installe au cœur de la galette une brioche imbibée d’un sirop à l’eau de fleur d’oranger (quel délice !), comme un rappel discret aux desserts de fête du bassin méditerranéen. Autour, la crème frangipane exquise, elle aussi parfumée à la fleur d’oranger, conserve l’onctuosité attendue, tout en apportant une lecture plus aromatique que sucrée. Et puis, au centre, une compotée de datte rehaussée d’abricot donne la profondeur, avec ce contraste entre rondeur et fruité qui prolonge la dégustation.
Escale en Orient s’inscrit dans une imagerie de déplacement, presque de récit, comme si la galette devenait le wagon gourmand d’un “Train des Merveilles” lancé vers d’autres parfums. L’idée fonctionne parce que les éléments restent complémentaires. Ici, l’Orient combine avec brio fleur d’oranger, datte, abricot, travaillée avec la retenue d’une grande maison.


Cette période de janvier, elle aussi, est faite de strates. L’Épiphanie, célébrée le 6 janvier par les catholiques et le 19 janvier par les orthodoxes, commémore l’arrivée des rois mages à Bethléem. Les textes, eux, restent lacunaires. Dans l’évangile selon Matthieu, aucune description précise n’est donnée, ni prénoms, ni nombre. Il faudra attendre le XIIIe siècle et Jacques de Voragine pour voir apparaître les noms de Gaspard, Melchior et Balthazar, associés aux continents dont ils provenaient. Même la scène est discutée par des biblistes, certains y voyant une construction littéraire destinée à rappeler l’universalité du salut.
Mais la galette, elle, ne vient pas du christianisme. La coutume du gâteau partagé renvoie plutôt aux Saturnales romaines, fêtes dédiées à Saturne entre fin décembre et début janvier. On y tirait déjà au sort un “prince” d’un jour, et l’on retrouve dans ces usages l’origine du rituel de la part attribuée par la plus jeune personne cachée sous la table. Au fil des siècles, la fève comestible s’est transformée, parfois en porcelaine, et la frangipane s’est imposée, souvent attribuée au comte Cesare Frangipani.
Ce qui reste, au fond, c’est le même geste. En janvier, on se retrouve, on partage, on désigne un roi ou une reine pour rire, et l’on accepte que la pâtisserie soit un prétexte sérieux. Avec Escale en Orient (disponible ici), Lenôtre propose une galette qui s’inscrit pleinement dans cette tradition moderne, collective, mais avec une signature aromatique bien à elle.
Collaboration presse officielle
