StreetLook de danseuses, c’est la rubrique street-style by Sonikem, une dizaine de questions et quelques photos pour connaitre un peu plus le look de la danseuse du jour. Aujourd’hui: Germain Lou

Instagram: @Difstyle_hw
Site web: www.difstyle.com

Petite présentation? D’ou viens-tu?
Je suis normande arrivée à Paris quand j’avais un an, je vis à Paris depuis 29 ans. J’ai étudié à Angers, vécu quelques mois à Evry, mais en vrai je suis une parigote.

Quel a été ton premier contact avec la culture Hiphop?
Ca remonte à l’enfance, sauf que je ne savais pas que c’était le hip hop. Ca a commencé par le son avec : Doc Gynéco Première consultation, en boucle à 7 ans – heureusement je comprenais pas tout -, Stomy Bugsy à 10 ans avec son tube “Mon papa à moi est un gangster” qu’on faisait en karaoké acapella pendant les récrés puis Secteur A, NTM, Bisso Na Bisso (oui je suis un peu congolaise dans l’âme, j’ai été presque co-élevée par la famille de ma meilleure amie d’enfance originaire de Kinshasa. D’où mon grand attrait pour le saka saka et le fumbwa.).

Tu es ou tu as été artiste?
Je me considère artiste mais ce n’est pas mon métier. Je me définie comme une danseuse hip hop “à haut niveau amateur” dans le sens où je recherche ma danse, elle fait partie de ma vie, elle est ce que je suis, elle m’accompagne au quotidien mais je ne vis pas de ma pratique de l’art.

Qu’est ce qui t’as poussée à entreprendre dans cette culture?
Plusieurs choses! Entreprendre, c’est un feeling que j’ai depuis mon adolescence, j’ai souvent été moteur dans mes expériences pour insuffler quelque chose, lancer le dynamisme, j’avais une forte envie de gérer des équipes, de l’humain. Et entreprendre dans la culture hip hop, sans aucun doute pour participer au mouvement autrement qu’en étant exécutante, ou au service de, ou pour les projets des autres. Difstyle, c’est un modèle collaboratif, je travaille avec autrui, je défends l’interdépendance artistes – personnel administratif – partenaires et pour moi c’est la clé !
Et enfin, pour diffuser ma vision de cette culture aux publics quels qu’ils soient (programmateurs,entreprises,amateurs, spectateurs, curieux). Je veux participer au changement et contribuer à donner toute la noblesse que mérite ce mouvement.

Parle nous de Difstyle, qu’est ce que c’est? et que faite vous?
Difstyle c’est une structure de promotion culturelle créée avec un collectif d’artistes en 2011 (Léa, Andréas S3, Thieu, Virgile “Amour”, Léa, Darwin, Maelle..). Au départ, on cherchait ensemble à se professionnaliser, à fédérer les disciplines de la culture et organiser des événements. De fil en aiguille, le projet est devenu entrepreneurial en septembre 2016 avec deux pôles principaux d’activités : L’accompagnement d’artistes & le team building Hip Hop At Work.

On cherche à pousser les portes pour amener le hip hop là où on n’aurait pas imaginé qu’il soit il y a quarante ans. En accompagnement je travaille avec les artistes pour favoriser leur développement, leur passage de l’idée du spectacle de fou qu’ils ont en tête jusqu’à mettre les pieds sur scène et faire rayonner leurs oeuvres dans des espaces de diffusion (théâtre, festival, rue etc). A ce jour, je travaille avec Valentine Nagata Ramos, Mathias Rassin (qui est d’ailleurs le parrain de Difstyle depuis le début), la cie Lady Rocks qui est gérée par Léa Cazauran mon associée, le 4e souffle,et des compagnies d’autres univers : Underclouds cie, les alentours rêveurs, Splanchnik. 

Hip Hop At Work, c’est du développement personnel et collectif avec des ateliers de pratiques hip hop (graff, danse, beat box, rap) transmis par des artistes pros : Bboy Thieu, Lemdi, A Cat Called FRITZ, Jamel…

Quel sont les projets sur 2018/2019?
Du bon !  En accompagnement, une création longue Lady Rocks, gYpsy qui sortira à l’automne 19. La 3ème création de Valentine Nagata Ramos My milk is better than yours avec les premières à la Villette les 17 et 18 novembre 18. Des tournées, principalement en France avec les autres compagnies.

Je commence à enseigner, souhaite transmettre mon savoir pour les générations futures auprès des artistes et professionnels de la culture de demain. Ce sont ces jeunes qui pourront bouger les lignes dans les institutions, les lieux, les compagnies. 

Et bien sûr, la réussite on l’espère de notre Hip Hop At Work.

Quels sont les difficultés que tu rencontres en tant que créatrice d’entreprise?
Trouver un modèle pérenne, viable et en ascension tout en restant authentique et fidèle à ce que nous sommes.

Question bateau, mais c’est dur d’être une femme dans le Hiphop?
Haha, je l’attendais. Le hip hop il reflète notre société donc ça peut être difficile par endroits comme partout.
Et finalement, je n’ai pas encore entendu de compagnies hip hop qui payeraient moins les danseuses que les danseurs donc on est peut-être pas si mal contrairement à d’autres secteurs ! Personnellement je ne me sens pas moins légitime à être dans le hip hop parce que je suis un femme. Dans le hip hop, il y a un côté, fais, continue, on verra, ta reconnaissance elle viendra, ou pas. Je te retourne la question, c’est dur d’être un homme dans le hip hop les gars ?

Quelles sont les qualités requises selon toi pour bien entreprendre?
Accepter de se tromper. Etre en mesure de se remettre en question. Te former à ce que tu ne sais pas faire aujourd’hui, mais que tu comprendras demain. Entreprendre c’est un taf de coureur de fond, c’est la longévité qu’il faut viser !

Est ce que tu  arrives a vivre totalement de ton travail?
J’y arrive petit à petit ! Je suis moins loin qu’il y a un an et demi au commencement !

Au niveau vestimentaire, comment tu définirais-tu ton style?
Une roots élégante. Ca inclut un mix des deux, parfois que l’un, parfois que l’autre. Je suis changeante, sur un 31 en escarpins un jour et le lendemain tu me croises dans la rue en jogging XL sans make up au supermarché. J’aime bien me laisser guider par mon mood journalier.

Ta paire de sneakers préférées?
No name.

Ta marque de vêtement préférée?
Kenzo. Un jour j’aurai que ça !

Ton magazine préféré?
Je reste une old school depuis que j’ai 15 ans, Radikal pour la qualité des contenus. Aujourd’hui, je ne lis que très peu de magazine papier.

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment?
Pour continuer dans l’old school, je suis en train de m’écouter pour la première fois toute la discographie de 2Pac après avoir looké le biopic All Eyez On Me. Et punaise, quel génie.

Ton petit mot de la fin?
La vie a toujours plus d’imagination que nous. Big up à toutes les personnes qui me soutiennent de près ou de loin, depuis longtemps, big up à ma team.

Posted by:blendereditor

2 replies on “Streetlook de Danseuse: Lou Germain

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte. blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir

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