Le 14 août dernier, au cœur du GRAMMY Museum de Los Angeles, Lee Heeseung, désormais incarné sous le nom solo d’EVAN, est clairement allé au-delà de son engagement promotionnel. Nous nous alors rendus à son événement exclusif, la DL Team étant invitée par la HYBE, pour une performance conceptuelle et un dialogue sans filtre à quelques semaines de la sortie de son tout premier mini-album, DEATH OF ME, prévu pour le 7 septembre.

Depuis ses débuts au sein d’ENHYPEN en 2020 jusqu’à l’explosion planétaire de son premier single RIDE OR DIE en juin dernier, N°1, au passage, des ventes iTunes dans neuf pays et au sommet des classements chinois de Tencent Music, EVAN s’est imposé comme l’un des rares artistes complets capables de naviguer entre production, écriture, performance scénique et direction esthétique. Mais ce soir-là, devant un parterre de followers suspendus à ses lèvres (les Ever) et sous la modération énergique de Tetris, l’artiste a révélé l’envers du décor : l’angoisse de la création, les doutes au sujet de l’émancipation solo et la rage créative d’un esprit résolument affranchi des normes de la K-Pop.

« Because I’m Evan » : la naissance d’un alter ego et la quête d’identité

Lorsque la question fondamentale est posée, pourquoi avoir choisi le nom d’EVAN pour signer ce chapitre solo ?, la réponse fuse d’une simplicité déarmante, presque désinvolte :

« Because I’m Evan, that’s it. »

Derrière cette évidence apparente se cache un retour aux sources introspectif. Évoquant son enfance en école à la maison au Canada où on lui répétait qu’il « ressemblait à un Evan », le jeune producteur réapproprie sa propre genèse. Ce choix de nom n’est pas un simple rebranding marketing conçu par les bureaux de BELIFT LAB ; c’est un refuge, un réceptacle à l’intérieur duquel il explore sa propre complexité humaine.

L’album DEATH OF ME se profile ainsi non pas comme une démonstration de force extérieure, mais plutôt comme une radiographie de son psychisme. Interrogé sur la différence fondamentale entre ce travail et ses projets collectifs passés, EVAN ne mâche pas ses mots :

« This time it’s about myself. It’s all about me. »

Ce cri du cœur prend tout son sens lorsqu’il détaille le premier morceau de l’opus, l’intrigant Not Enough. Dans une industrie du spectacle obsédée par la perfection artificielle, EVAN admet ouvertement ses propres failles :

« Tout le monde pense parfois ne pas être à la hauteur. C’est mon cas aussi. L’argent, la célébrité, la popularité… rien de tout cela n’a d’importance pour moi. Ce qui compte, c’est Ever, et c’est de développer mes propres compétences. Mon art est encore ‘incomplet’, et c’est précisément pour cela que la chanson s’appelle Not Enough. »

L’esthétique PUNK-alternative : de Nana à Avril Lavigne

Au cours de la soirée, l’identité sonore et visuelle de l’album prit forme. EVAN se revendique fièrement comme un « alternative artist », refusant de se laisser enfermer dans les carcans rigides du genre pop coréen traditionnel.

Ses inspirations ? Elles sont protéiformes, puisant aussi bien dans le R&B léché de The Weeknd et SZA que dans l’énergie du pop-punk des années 2000. Évoquant la genèse de son hit RIDE OR DIE, il confie être tombé amoureux de l’esthétique rock en écoutant l’univers d’Avril Lavigne lors d’une session chez YouTube Music.

Mais c’est du côté du Japon que l’on trouve la véritable matrice visuelle de son projet solo. EVAN a révélé que la direction artistique, les tenues, le stylisme et l’ambiance sombre de ses clips s’inspirent directement du manga culte NANA d’Ai Yazawa (la rédaction adore !). Cette influence punk-glam et mélancolique se ressent dans son look sur scène, un ensemble intégralement noir aux vibes furieusement sombres et sensuelles :

« Si mon comeback était une couleur ? Ce serait le noir. Pour ce côté profondément sexy, mystérieux, et parce que c’est la couleur dans laquelle je me sens le plus moi-même. »

L’épreuve physique et le prodige du studio

Mais question : comment entretenait-il sa voix exceptionnelle tout en assurant des chorégraphies exigeantes? La preuve en image. Sans hésiter une seule seconde, EVAN s’est alors allongé directement sur le sol de la scène et, tout en enchaînant des abdominaux “bicycle crunches” à un rythme effréné, a interprété un morceau entier avec une justesse vocale absolue. Une démonstration physique et technique ahurissante qui a laissé la salle sous le choc, nous y compris, prouvant que son charisme naturel repose avant tout sur une discipline de fer.

Car en studio, le jeune homme est un perfectionniste obsessionnel. Alors que la plupart des artistes se contentent d’enregistrer leurs lignes vocales, EVAN supervise personnellement la superposition des couches vocales (vocal layering), le mixage et le mastering :

« Ce que je préfère dans tout le processus d’enregistrement ? Le moment du mixage et du mastering. Quand j’entends la chanson terminée pour la toute première fois, équilibrée, avec chaque nuance à sa place… cette sensation est irremplaçable. »

Il a alors profité de l’événement pour faire quelques révélations exclusives sur les pistes à venir dans DEATH OF ME :

  • Immature : Le morceau pour lequel il est le plus impatient. Une réponse poignante et philosophique aux critiques et aux attentes étouffantes de la société. “Dans ce monde, certains vous disent du bien, d’autres du mal. Mais être immature fait partie de la nature humaine. J’ai décidé d’embrasser cette imperfection, et c’est ainsi qu’est née Immature.”
  • Overflow : Une ballade écrite lors d’une période de profonde dépression. “Je l’ai écrite à un moment où mes émotions débordaient de toutes parts. Il a été très difficile de changer ma technique vocale pour transmettre cette douleur, mais j’espère que les auditeurs pourront s’y reconnaître.”
  • Twilight : Le plus grand spoiler de la soirée. Une piste d’une douceur extrême, infusée de R&B texturé, qui promet de surprendre totalement les Ever par son contraste avec le reste de l’album.
  • Going Home : Un titre à la mélancolie sous-jacente, explorant la solitude et la culpabilité liées à un emploi du temps tellement surchargé qu’il l’empêche de revoir sa famille. “C’est une chanson triste… J’ai beaucoup pleuré en l’écrivant. Même quand on est extrêmement proche de ses.. proches, pourquoi devient-il si difficile de rentrer chez soi ?”

Une symbiose fusionnelle avec les “Ever”

Ce qui frappe lors d’une immersion dans l’univers d’EVAN, c’est l’absence totale de filtre entre lui et ceux qui croient en l’artiste comme en l’homme. Lorsqu’on lui demande ce qu’il fait de son temps libre pour se détendre, il répond étonnamment :

« Honnêtement ? Je n’ai pas de temps libre, et je n’en veux pas. J’ai besoin de travailler, j’aime travailler. C’est 100 % ce qui anime mon esprit. »

Pour EVAN, la communauté des Ever n’est pas un simple fan-club, mais le moteur même de son existence artistique. Ému en évoquant les sept trophées remportés lors des promotions de RIDE OR DIE grâce au soutien des votes de son public, il n’a pas hésité à rappeler que sa principale ambition en tant qu’artiste solo est de “rendre les gens plus heureux à travers le monde grâce à sa musique”.

L’échange avec le public a d’ailleurs donné lieu à quelques boutades sur sa passion pour les plats chinois ultra-épicés (Mara Rosie Tteokbokki) aux délires partagés sur sa collection de LEGO Super Mario, en passant par sa décision de choisir ses fans plutôt que ses jouets favoris (« Lego or Ever? I say Ever! »). Puis, lorsqu’il fut interrogé sur ce qu’il aimerait que le monde retienne de lui dans 20 ans :

« Même si ce n’est que mon visage… Si vous vous souvenez d’un visage, cela signifie que les souvenirs partagés ensemble restent gravés pour toujours. »

L’aube d’une nouvelle ère pour l’alternative K-Pop

En quittant la scène du GRAMMY Museum pour s’en aller conquérir le festival KCON LA 2026 deux jours plus tard, EVAN a laissé derrière lui l’empreinte d’un créateur au sommet de son art. Le rendez-vous est donc pris : le 7 septembre 2026 marquera le lancement officiel de DEATH OF ME. Loin des clichés formatés et des discours préconçus, nul doute qu’il incarne déjà cette nouvelle vague d’artistes coréens capables de fusionner l’exigence technique asiatique avec la rébellion rock et l’authenticité R&B anglo-saxonne.

Coordination & contenu médiatique : Demona Lauren, HYBE Corp, The Grammy Museum board
Photographie et assistance : HYBE Corp, Bella Lee, DL Team

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Posted by:Demona Lauren

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