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Petite présentation? D’ou viens-tu ?
Paul, 28 ans de Lille où j’ai étudié la sociologie, puis la communication à Bruxelles avant de rejoindre la plus grosse association culturelle lilloise en 2012, lille3000, dont le propos est de démocratiser l’Art contemporain,  je travaillais aux pôles Relations Publiques et artistique.

Quel est ton parcours avant Open Mode?
J’ai rejoint Paris il y a 3 ans pour travailler dans la mode, c’était un objectif depuis mon plus jeune âge.
A mon arrivée, j’ai travaillé pendant 1 ans, à l’organisation de défilés et de shooting pour des jeunes créatrices de mode mais il m’est vite apparu que ça ne me correspondait pas et que je voulais remettre la mode dans le domaine culturel, et que je voulais militais pour mettre en avant une mode créative et artistique avant sa dimension de rentabilité économique.
C’est là qu’est né le festival, en parallèle du projet OPEN MODE, j’ai exercé en tant qu’attaché presse dans une agence indépendante pour financer le projet et aussi pour acquérir une nouvelle compétence qui pourrait servir les avantages du festival.

Qu’est ce qui t’a poussé à créer le concept Open Mode?
Il était pour moi urgent de redonner une place à la jeune création de mode, loin de l’élitisme du milieu traditionnel.
Il m’a apparu aberrant qu’aucun festival de mode n’existait encore à Paris et même en France qui serait ouverts à tous et qui aiderait des créateurs à exister dans ce domaine et à mettre en valeur leur travail au travers de défilés-dansés d’un nouveau genre, plus tourner vers le spectacle vivant que vers la formule classique des catwalks.

Quel est l’ensemble du projet actuel et futur?
Le projet est donc bien d’être le premier festival de mode en France ouvert et accessible à tous qui mélange la mode et d’autres pratiques artistiques qui me sont chères : la danse bien sûr mais aussi, la peinture, le graph…
Je crois en une mode incarné et porté par des individus avec une vrai personnalité, c’est pour cela que c’était évident de faire porté les collections des designers par des danseurs urbains, allant du voguing, au hip-hop et jusqu’au dancehall et l’éléctro-dance.
Chacun peut se retrouver dans son univers et on est ensemble pour jouer avec les codes vestimentaires et faire avancer les mentalités autour de questions de société importantes : la question du féminisme, l’écologie,  du multi-culturalisme dans la mode et la question du Genre.
L’OPEN MODE festival nous permet d’aborder toutes ses questions à travers un évènement fun et convivial mais où la mode et le vêtement sont réellement mis à l’honneur.
Nous sommes en train de travailler sur d’autres gros projet comme pourquoi pas exporter le festival dans d’autres villes françaises, qui ont aussi des choses à dire et une manière de voir la mode qui leur ai propre.

Nous réfléchissons aussi à développer des ateliers dans les collèges et lycées de banlieue avec nos créateurs qui iraient apprendre la mode à des jeunes qui ne sentent pas concerner, parce que la mode appartient à tous et pas seulement à ceux qui vivent à Paris.

Les plus grosses difficulté quand tu montes cet événement?
La difficulté est de réussir à trouver le soutien nécessaire pour financer un tel projet qui est un investissement énorme au quotidien.
Je remercie énormément La Villette pour leur soutien et de nous inviter pour la deuxième année consécutive au sein de la Grande Halle, et j’espère vraiment que ça va continuer encore longtemps.
Parce que c’est une des grandes difficulté du festival, malgré le succès populaire rencontré sur la première édition où beaucoup de gens sont venus assister au défilé-dansé : il faut qu’il puisse s’inscrire dans le paysage culturel français et pour cela nous avons besoin de plus de moyen financiers.
Nous tenons à ce que le festival reste gratuit pour les artistes qui viennent y exposer et aussi pour le public.

Quel  statut juridique as tu pour ce projet?
Pour porter le festival, j’ai monté l’association FLASHMODE Paris, qui a pour statut de démocratiser la mode et de soutenir la création artistique au sens large.
Nous sommes ainsi une association à but non-lucratif et espérons bientôt être reconnu d’utilité publique.

Tu as des employés, des bénévoles ?
Nous pouvons employer quelques personnes pendant le festival grâce au soutien financier de la Villette mais nous recevons l’aide de beaucoup de bénévoles et amis pour réussir à réunir autant de danseurs et de créateurs autour de nous. Nous fonctionnons un peu comme une communauté qui oeuvre pour l’intérêt du collectif.
A l’année par contre, nous sommes tous bénévoles et c’est la prochaine étape réussir à devenir salarié de mon association pour faire encore plus grossir le projet.

Qu’est ce qui te plait dans l’entrepreneurial mode?
De découvrir chaque jour de nouveaux artistes remplis de talents qui me font rêver et qui me donnent le courage de continuer à porter ce projet un peu fou.

Quel sont les difficultés que tu rencontres le plus souvent?
D’être considérer comme un professionnel de la mode par ceux qui n’ont pas envie qu’elle s’ouvre à tout à chacun.
Mais c’est justement parce que c’est si compliqué d’y arriver que nous savons que c’est important qu’un tel festival existe.
Et je pense que nous avons réussi à prouver lors de la première édition que malgrè un budget modeste, nos shows qui s’appuient sur l’énergie des danseurs et des créateurs procuraient autant d’émotion que les défilés de mode des grandes marques.

Quels sont tes prochains projets après FREESTYLE?
Après Freestyle, l’objectif est de travailler sur l’installation sur le long terme du festival et d’organiser d’autres événements capsules autour.
Avec d’autres lieux aussi, comme la Cité Fertile qui vient d’ouvrir à Pantin et avec qui nous avons eu le plaisir de collaborer à la rentrée et bien sûr à terme de pouvoir ouvrir notre propre lieu lié à la mode alternative et engagée, que le public pourra venir visiter le week-end et pourquoi pas y faire la fête et y découvrir d’autres performances.

Au niveau vestimentaire, comment tu définirais tu ton style?
Oula, c’est un peu compliqué pour moi, ça dépend de mes humeurs, ahah.
Mais je dirais sportwear – éthnique.

Ton magazine préféré?
J’aime beaucoup le magazine Antidote qui montre une mode qui me parle mais qui interroge sur des questions de société comme j’éssaye d ele faire à travers le festival.

Ta paire de chaussure préféré?
Impossible de choisir une : J’adore aussi la REX de chez Camper-Lab mais j’aime aussi la Air Force One et la air Max tout autant que l’indémodable Doc Marteens basse ou montante.

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment?
Le nouvel album de Flavien Berger en boucle mais aussi l’EP fraichement sorti de l’artiste BAKEL, une de mes meilleures amies, qui ne va pas tarder à décoller, j’en suis convaincu.

Ton petit mot de la fin?
Venez nombreux à l’OPEN MODE Festival et à FREESTYLE pour faire grandir la communauté mode alternative et découvrir des artistes : stylistes, danseurs, tatoueurs, coiffeurs, maquilleurs et même chanteurs qui valent vraiment le détour.

Posted by:blendereditor

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