Sandap est un producteur et compositeur de musique originaire du Cambodge. Très jeune, il quitte le pays du sourire pour commencer une nouvelle vie à Paris, où il grandira.
Ce jeune producteur compose seul, de la première note au mastering final.

Instagram: @sandap.officiel

Tu te souviens de ton premier contact avec la musique ?
Mon premier contact avec la musique est pour moi les dessins animés. C’est le premier endroit où j’ai pu en entendre et m’y attacher.
Mais mon premier contact avec un instrument était à l’âge de mes 4 ans lorsque j’ai commencé le violon.

Tu composes et mix tes morceaux comment as tu appris?
Mes parents ont eu la mauvaise idée de m’offrir un ordinateur très jeune. Vers mes 11 je commençais à composer sans connaître réellement les règles. Je me souviens qu’au début j’enregistrai dans les toilettes de l’appartement de ma mère car l’acoustique était incroyable. Vers mes 13 ans j’ai commencé à avoir mes repères en terme de composition. Les différentes structures en fonction des différents genres, comment amener un refrain, comment créer des transitions etc. Pendant deux ans j’ai passé plus de temps à composer qu’à écouter à l’école. Même en cours j’écrivais des partitions et des morceaux ce qui m’a valu beaucoup de problème durant ma scolarité. C’est donc à 13 ans que commence à trouver que mes morceaux ne sonnent pas comme les pros. Je rentre alors dans le monde obscure des ingés sons. Je commence par apprendre à ranger mes planches et maîtriser le gain staging. Au début j’aime pas tout cet aspect très rigide. Mais avec le temps je me rend très vite compte que le mixage et le mastering sont deux espaces de création énorme enfaite. On peut croire que c’est juste de la technique mais pas du tout ! C’est deux moyens supplémentaire pour plonger ton audience au plus profond de tes prods. J’ai tout appris seul mais j’ai eu la chance d’avoir de bonnes étoiles sur mon parcours. Notamment Norbert Gilbert, compositeur du groupe Sacre et Sound Designer pour de grands groupes TV. Il a toujours pris le temps de m’aiguiller que ce soit sur la technique ou la créa.

Ton nouveau single s’appelle “When I see us”, dans quel état d’esprit étais tu quand tu l’as écrit?

J’étais dans un moment de réflexion lié à la situation actuelle.
Je m’interrogeait sur les perspectives d’avenir qui se présente à  moi ainsi qu’à ma génération. J’ai ressenti le besoin d’exprimer cela à l’arrivée du deuxième confinement.  

Quel DAW utilises tu?
J’utilise Logic Pro X depuis toujours !

Tes trois plugins préférés?
Question très difficile car comment choisir dans cet océan de vst… de nos jours la plupart des plugins sont incroyable ! Si je devais faire la fine bouche je dirais que la « valhalla reverb » est ma reverb préférée. Quand tu sais t’en servir tu te rend compte des millions de possibilités que tu as. Une interface ultra simple pour un rendu au top, j’adore ce plugin !

En deuxième je dirais le « Flux analyser » combiné au «  Tonal Balance Control » d’Izotope. Quand après 6h de studio tu n’entends plus rien ces deux analyseurs de fréquences et de gain te permettent de voir ce que tu n’entends plus. Donc tu peux continuer à travailler sans faire trop bosser tes oreilles si elles sont fatiguées. Et puis c’est un super moyen de rester au goût du jour en analysant les prods des autres producteurs et de voir comment et pourquoi leurs mixes sont aussi bons. Le dernier plugin pour moi c’est le « Little Alter Boy » de soundtoy. C’est un pitcheur précis qui te permet de modifier la tonalité de tes instruments mais surtout de tes voix. J’adore avoir deux voix différentes dans mes morceaux. Comme si deux personnes se répondaient. C’est le meilleur pitcheur d’après moi à ce jour car pour une fois il ne détruit pas le signal audio de la voix.  

Est ce que tu arrives a vivre totalement de ta musique?
Non, je ne peux pas vivre totalement de ma musique, même peu. Avant que la musique rapporte ce qu’il faut pour vivre, il faut vraiment s’implanter et avoir une bonne fanbase. Aujourd’hui je me considère dans les débuts, avec quelques personnes qui aiment ma musique. Mais je ne suis pas encore au niveau d’un artiste qui pourrait juste vivre de sa musique.

La plus grosse difficulté selon toi pour un artist indépendant?
Pour moi la plus grosse difficulté pour un artiste indépendant est de bien s’entourer, d’être bien accompagné.

Depuis six mois le monde de la culture et les artiste subissent le contre coup du Covid-19, comment as tu vecu les eux confinements?
J’ai vécu les deux confinement de façon assez optimiste. J’avais comme seul but de créer et composer pour me préparer au mieux à la reprise et à la sortie de mon album prévu pour 2021 !

Quel sont tes projets sur 2021?
Je prépare pour l’année 2021 un nouvel album.

Ton petit mot de la fin?
La musique doit continuer à vivre car tout comme l’eau et l’oxygène c’est un élément élémentaire a notre bonne santé. Elle nous accompagne dans les bons mais aussi les mauvais moment. C’est une amie qui ne nous quittera jamais si on est fidèle et qui nous rendra meilleur si on a besoin d’elle.

Posted by:blendereditor

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