Aujourd’hui nous avons rencontré une femme trés active, fondatrice du site N°1 sur le  basket féminin, Ladyhoop, de la marque du même nom et actuellement responsable de communication chez Hoops Factory , elle s’appelle: Syra Sylla 

INSTAGRAM:
@theladyhoop

D’ou viens tu?
Je suis née à Creil, j’ai grandi à Reims puis Laval puis retour à Reims. Et après le bac, je me suis installée en région parisienne pour poursuivre mes études. 

A quel âge as-tu commencé le basket ?
J’ai commencé assez tard, à 17 ans

Tu as joué a quel niveau? A quel poste?
N3 au plus haut niveau une année, sinon le plus longtemps en Excellence Région. Je joue ailière/meneuse

Quel est ton parcours scolaire? Tu as fait des etudes de journalisme?
Compliqué. Après mon Bac S, j’ai commencé par une licence MIAS (mathématiques) que j’ai eue. Ensuite j’ai enchaîné avec un IUP MIAGE, j’ai eu mon Master 1. J’étais en alternance les deux premières années. Et la dernière année, je suis partie en Erasmus en Grèce. Quand je suis revenue, j’ai arrêté et j’ai fait une formation dans la com’. Aucune école de journalisme, je suis devenue juournaliste “sur le terrain”. D’abord journaliste web et papier en tant que bénévole. Puis j’ai intégré la rédaction pour laquelle je bossais, j’ai eu ma première carte de presse en 2013, grande fierté. Ensuite j’ai été pigiste, je bossais pour plusieurs médias en fonction des compétitions que je couvrais.

Quel a été ton premier travail de journaliste?
Le tout premier, c’était un article pour le magazine REVERSE donc, sur Oleksiy Pecherov, un joueur ukrainien qui venait d’être drafté en 2006. Le deuxième je me souviens bien également car c’était un papier sur Mohamed Saër Sène, un Sénégalais qui a également été drafté. Ca c’est pour le papier. mais avant j’ai fait pas mal de choses sur le web pour Basketsession et mon propre site dédié au basket féminin Ladyhoop.
Celui dont je suis le plus fière : mon interview de Kobe Bryant en 2012 à Los Angeles. On était deux journalistes français à avoir eu la chance de le rencontrer et de l’interviewer.

Quand est ce que tu as eu l’idée de créer la plateforme Ladyhoops?
Quelques temps après avoir commencé à écrire pour Basketsession, en 2007-2008 je crois. J’étais pas très calée basket féminin et je cherchais des infos sur le net. Je trouvais rien, ça me rendait dingue ! Du coup je me suis dit que je devais pas être la seule à m’intéresser au basket féminin mais que ça manquait de sites qui en parlent. Et c’est comme ça que Ladyhoop est né !

Tu as dévellopé la ligne de vetements, comment l’as tu mise en place?
La ligne de vêtements, c’est venu bien après, y’a 3 ans. J’ai vécu une très mauvaise expérience professionnelle qui m’a un peu déprimé. Et pour me relancer, un très bon ami m’a poussé à lancer le shop Ladyhoop. L’idée, c’était de répondre à un besoin, comme pour Ladyhoop. Quand j’allais m’acheter des tee-shirts de basket à l’époque, impossible de trouver quoique ce soit avec une coupe féminine un peu cool. T’étais obligée d’aller chez les hommes et de prendre une taille S, ensuite tu découpais le col et les manches pour donner un peu de style. une galère sans nom ! Du coup, je me suis dit que j’allais créer ma propre ligne de tee-shirt avec une coupe féminine. J’ai commencé avec un tee-shirt dédié à l’équipe de France. Puis ensuite j’ai développé la ligne GIRLS CAN DUNK. Je me suis rendue compte qu’avec ma marque je pouvais véhiculer des messages. GIRLS CAN DUNK, ça résume un peu ma vie et mon évolution. La galère, le travail mais quand tu charbonnes tu obtiens ce que tu veux, comme tu le veux. Faut juste charbonner, surtout quand tu es une femme, encore plus quand tu es noire. Et puis par la suite est venue le YES SHE CAN puis la collection en wax pour financer un club de basket féminin que j’ai monté au Sénégal.

Tu fabrique ou?
Au début je fabriquais en Chine. Aujourd’hui, c’est du Made in France pour les articles en coton et Made in Sénégal pour les articles en wax.

Tu vends sur internet et en shops?
J’ai un shop en ligne www.ladyhoop.shop et l’été je fais quelques pop up stores avec des potes qui sont également créatrices ou qui ont leurs marques. On a monté un petit collectif façon façon, il s’appelle “Bissap & Ginger”. On prépare notre prochain évènement en ce moment même.

Quel est le match qui t’as le plus marqué ?
Wahou ! Y’en a tellement. Du coup, sur les matches que j’ai vu en live ou en direct à la télé, en NBA je dirai les finales NBA 2006. Je suis une très très grande fan de Dwyane Wade, since Day 1 comme ont dit chez nous. Du coup les finales NBA 2006, c’était magique ouais. Il a été incroyable. Un autre match qui m’a bien marqué, c’est celui où Kobe Bryant score 81 pts. C’était ouf, à chaque fois que son compteur grimpait, je me disais : “Mais c’est bon, il va pas mettre 100 pts ?”. Les 13 pts en 30 secondes de Tracy McGrady aussi, c’était dingue.Après je suis absolument TOUS les baskets. En Euroleague, sans hésiter, je vais dire le Final Four en 2007 à Athènes, j’étais sur place, j’ai vu le Panathinaikos gagner à domicile, c’était magique. Sur les compétitions internationales, y’a la finale des JO de Sydney en 2000. France – USA, j’avais séché la première heure de cours de philo pour voir le match. Le fameux France-Grèce en 2005 avec Dimitris Diamantidis. Sinon le Mondial 2006 en Turquie, j’y étais aussi et c’est la première fois que je voyais en live l’équipe américaine, genre que j’étais dans la salle. A l’époque, c’était Lamar Odom, Chanucey Billups, Derrick Rose et Andre Iguodala les stars. Mais y’avait Kevin Durant. UN EXTRATERRESTRE. Il était tellement facile. Et sur le banc, y’avait un certain Russell Westbrook et aussi Rudy Gay, Stephen Curry, ils étaient jeunes encore. Cette équipe, elle m’a traumatisé. Andre Iguodala et Lamar Odom prenaient les rebonds et là t’as des fusées qui traversaient le terrain en quelques dixièmes de seconde pour finir la contre-attaque en dunk. C’était vraiment impressionnant. Et quand ils étaient bloqués sur le jeu plaée, y’a Durant qui prenait la balle et shoote de 4m sans pression. Y’a personne qui arrivait à défendre sur lui ! En basket féminin, mon premier match WNBA grâce au contexte. C’était au Madison Square Garden à New York. Le Liberty jouait contre San Antonio et à l’époque Edwige Lawson y jouait. Du coup, j’ai pu voir le match en étant super bien placée et ensuite suivre l’équipe, genre je suis montée dans le bus des joueuses et on a mangé avec Edwige et quelques joueuses de son équipe, c’était fou. Sinon globalement, chaque match de Team USA et surtout chaque finale jouée de l’équipe de France. En 2013, j’étais à deux doigts de verser une larme quand elles ont perdu. A Londres aux JO en 2012, j’étais trop fière de les voir en finale, mais genre vraiment. Quand j’y repense, j’ai vu plein de matches bien bien FAT, difficile de choisir. 

Quelle est ta pire blessure ?
Je n’ai pas eu de grave blessure mais par contre à une époque, j’avais des crampes à chaque match. Bien relou. Je me souviens d’un match où j’ai eu des crampes aux deux jambes, c’était ridicule. J’en connais qui vont rigoler quand elles vont lire ça.

Quel est le dernier morceau que tu as écouté ?
Ce week-end j’ai alterné entre l’album de Medine, Storyteller, et celui de J Cole.

Où vas-tu manger après un entrainement ?
Marche ou crêpe ! THE place to be à Paris. 

Tes chaussures préférées pour jouer ?
Huarache 2k14, Kobe 6 et Jordan 11 Low.

Ton actualité ?
Je bosse à la Hoops Factory, je m’occupe de la communication du réseau. Y’a la saison des tournois qui va commencer avec notamment le Quai 54 sur lequel je bosse également. J’ai monté un club féminin dans le 20ème arrondissement avec un ami, le Paris Lady Basket. On poursuit le développement. Sinon j’ai toujours mon site sur l’actualité du basket féminin. J’ai un nouveau projet média sur le sport féminin en général, ça devrait sortir dans pas longtemps. J’ai également monté un club au Sénégal, près du village de mes parents. Mon association Share Your Shoes, avec des potes on fait des collectes de chaussures de basket pour les envoyer à des clubs en Afrique. Et puis bien sûr ma marque, j’ai un nouveau modèle que je lance cette semaine. Et puis quelques voyages de prévu pour changer. Je rentre du Pérou là, c’était hyper cool, si t’as l’occasion d’y aller n’hésite surtout pas. C’était magnifique !

Ta devise ?
J’en ai 3 : “Rien n’est anodin”, “Don’t be good, be great” et évidemment “GIRLS CAN (DUNK)”

Posted by:blendereditor

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